Dans Soir Bleu, un des premiers tableau de Hopper (1914) de la collection Whitney, sept personnes sont rassemblées. Une prostituée très maquillée, un clown au visage blanc, un militaire avec des épaulettes, un bohémien barbu et un couple d’aristocrates qui s’imposent tous dans l’espace personnel de l’autre mais ne qui communiquent pas. Chacun faisant semblant de s’ignorer en public, mais se débattant en privé dans le chagrin. C’est une image ambitieuse mais inerte, trop sévère dans son allégorie de coupure. Leur manque de connexion n’est pas directement mis sous le nez du spectateur, comme cela aurait pu être le cas d’un ioniste ou d’un expressionniste. C’est juste là. Nous sommes quelque part dans un café, en France. Clients assis. En plein milieu, nous faisant face, un clown. Il porte une tenue blanche à froufrous et son visage, également blanc, arbore des lèvres et des traits sous les yeux de couleur rouge. Il fume une cigarette. Hopper est un peintre sans humour. Il peint sans esprit, sans conscience de soi. Son clown ne pouvait simplement pas être heureux. Nous devrions peut-être accepter le fait que Hopper a peint ce clown triste fumant une cigarette dans un café parce qu’il a eu le sentiment que c’était une scène poignante. Il était tellement ému par ce clown déprimé qu’il en a fait une des peintures les plus loufoques du siècle.
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