Albaydé by Alexandre Cabanel - 1848 - 98.0 x 80.0 cm Albaydé by Alexandre Cabanel - 1848 - 98.0 x 80.0 cm

Albaydé

huile sur toile • 98.0 x 80.0 cm
  • Alexandre Cabanel - 28 septembre 1823 - 23 janvier 1889 Alexandre Cabanel 1848

Albaydé est inspiré par le poème de Victor Hugo, "Les Tronçons du serpent." Son fini immaculé, ses lignes nettes et sa palette sobre placent l'Albaydé d'Alexandre Cabanel au cœur de l'excellence académique. En effet, Cabanel est l'un des derniers fervents académiciens, déterminé à maintenir les restrictions et les hiérarchies de l'Académie malgré les défis radicaux qui lui sont posés, entre autres par Gustave Courbet. Cabanel n'autorise pas Édouard Manet ainsi que beaucoup d'autres peintres à exposer leur travail au Salon de 1863, ce qui amène à la création du Salon des Refusés. Il est aussi un grand opposant de l'impressionnisme. Eh bien, personne n'est parfait. 

Dans le poème, Victor Hugo a soif des "beaux yeux de gazelle d'Albaydé." D'une manière qui doit beaucoup aux nus languissants d'Ingres, Cabanel représente la silhouette léthargique d'Albaydé comme un objet de plaisir visuel, et aussi comme une allégorie. Albaydé est préparé dans le cadre d'un triptyque, dont le thème est la précarité du passage de la jeunesse à l'âge adulte. Albaydé représente la jeune innocence partie en vrille. Il est fascinant qu'elle soit représentée en courtisane orientale, séduisante bien que débraillée, dans un espace rappelant un salon musulman, un harem, ou une fumerie d'opium.